CRÉATION

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Mise en scène, scénographie
François Tanguy

Création à La Fonderie au Mans, en coréalisation avec
Les Quinconces- L’espal Scène nationale du Mans

Du 5 au 23 novembre 2019 

  • mardi 5 à 20h
  • mercredi 6 à 20h
  • jeudi 7 à 19h,
  • vendredi 8 à 20h
  • samedi 9 à 17h
  • mardi 12 à 14h30
  • mercredi 13 à 20h
  • jeudi 14 à 19h
  • vendredi 15 à 20h
  • samedi 16 à 17h
  • mardi 19 à 14h30
  • mercredi 20 à 20h
  • jeudi 21 à 19h
  • vendredi 22 à 20h
  • samedi 23 à 17h

tournée à suivre

Le Théâtre du Radeau est installé au Mans depuis la fin des années 1970, François Tanguy rejoignant en 1982 le groupe rassemblé autour de Laurence Chable pour en devenir le metteur en scène. Au début des années 1990, ils aménagent un ancien garage en centre-ville qui deviendra La Fonderie, lieu de travail ouvert à des artistes accueillis en résidence autant qu’à des évènements militants et associatifs. À raison d’une création tous les deux à quatre ans, et soutenus notamment par le Théâtre National de Bretagne à Rennes, le Festival d’Automne à Paris ou le Théâtre-Garonne à Toulouse, le Théâtre du Radeau a régulièrement présenté ses spectacles en France et à l’étranger depuis la fin des années 1980.

Éric Vautrin Théâtre Public « Variations Radeau » n°214, octobre 2014

[…] C’est un théâtre qui parle du théâtre, avec les moyens du théâtre : ce n’est pas un théâtre de concepts ou de notions, Tanguy et le Radeau ne sont pas philosophes, même si, au bout, il y a sans doute une question posée et une réponse proposée à la vérité de quelque chose, une vérité du théâtre et non de théâtre. De même, ce n’est pas un théâtre politique, bien qu’il y ait un engagement de ce théâtre face à ce qui lui est public, à ce qu’il partage en commun avec tant d’autres. Ces données, philosophie et politique, investissent par en dessous ce théâtre dans des agencements qui emportent ses matières vers des devenirs imprévus. C’est un théâtre où les planches jouent un rôle déterminant, les coulisses, les lumières, les sons, décomposés en paroles, en musique, recomposés un instant en quelque chose qui doit être de l’ordre du sens et de la sensation. C’est un théâtre de bois et d’acteurs qui aboutissent à ce que Tanguy appelle la contemporanéité : cela signifie sans doute dire son mot dans le débat autour de la représentation, la faire – sans en être le représentant – non pas à l’écart, mais au cœur même des affaires du théâtre. C’est déjà plein de théâtre, avec des fables parfois douloureuses et mélancoliques, parfois drôles et grotesques ; parfois l’un et l’autre mélangés en un motif – qui n’est pas seul et qui n’est pas le même.

Souvent, le théâtre, c’est la nuit. Souvent, c’est profondément beau. Il est difficile d’expliquer la beauté profonde de quelque chose, nous avons peut-être trop pris l’habitude des surfaces, plus faciles à arpenter. Il y a une profondeur qui est tapie dans la nuit du théâtre de Tanguy et du Radeau, c’est une profondeur enthousiaste et légère. La profondeur de la beauté nécessaire, face à l’éternelle grimace de l’histoire. […]

François Tanguy et Le Radeau (Articles et études) / Jean-Paul Manganaro / P.O.L.