L’Éden et les Cendres
À propos
Tournée
La nuit se fait plus dense. Frontière au dehors : de l’autre côté, on commence l’attente, ça pourrait vivre et mourir peut-être sans fin, mais enfin ça peut aussi tenir entre deux doigts ; ou d’un bord à l’autre, entre l’œil, l’oreille, et les signaux là-bas. La distance se creuse, naïve, mais aussi on y écoutera plus près. C’est plutôt un état de veille. On pourra se demander pourquoi ce qui est étranger, est parfois très familier- et encore comment dans ce qui est familier, danse l’énigme.
Frontières dedans : l’espace vacant peut-être forain, libère et absorbe les épisodes des vies et des songes. Migration du visible à l’invisible, du jour à la nuit, de l’éden aux cendres … du rire à la déchirure. On y persévère, entre la mémoire et l’ignorance, à faire son chemin, comme à le passer ; parfois dans ce qu’il reste de lumière, parfois quand les ténèbres sont propices ; parfois encore il faut fuir, et c’est tout. Et le voyageur abandonne son ombre. Passe le chariot des morts.




