Les artistes du cirque Seraphin n’ont pas de chance.
Depuis des années qui seront bientôt incalculables le directeur s’entête à dormir.
C’est une malédiction, une vraie.
La malédiction du Grand-Nono.
Une diseuse de bonne aventure a prédi au directeur qu’il découvrirait le secret du Brand-Nono.
Mais il lui faudrait rêver, rêver.
Comme le directeur a déjà dormi tout son sommeil et qu’il n’a encore rien trouvé, il dort le sommeil des autres.
On ne reconnait plus ni le jour ni la nuit.
Alors les artistes qui n’ont plus de sommeil à eux, rêvent les rêves du directeur, jusqu’au jour où .. Crac! ils ne sont que des rêves eux-mêmes.
Des rêves à taille de clowns .. on est ce qu’on est.
D’ailleurs ça ne fait pas rigoler le directeur qui n’a que ça sous la main.
Et puis il y a que le directeur s’obstine à voir partout le bout du monde.
Si bien qu’il y a toujours un bout du bout, une fin de la fin qui n’en finit jamais.
Parce qu’on est jamais que d’un côté ou de l’autre.
Mais voilà le secret du Grand-Nono, il est coinçé entre les deux côtés,
et quand le rideau se lève, on est jamais sûr de regarder du bon côté, ni même s’il y a quelque chose à voir.
Alors de temps en temps on se console en chantant la ballade du Grand-Nono,
et repart la charette ailleurs
là-bas au bout du monde.